Du 6 au 8 août dernier, le village gersois de Mirande a vibré au son des guitares à l’occasion de la onzième édition du festival Kiosq’n’Rock. Au fil des années, cet événement gratuit a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable des soirées rock et metal du Sud-Ouest, mais aussi comme une étape importante du championnat de France de Air Guitar.
La première soirée était consacrée aux tribute bands, avec The Iron Troopers en ouverture. Le groupe a rendu hommage à Iron Maiden en reprenant les grands classiques du groupe britannique avec une énergie communicative. Entre les riffs reconnaissables de Steve Harris et les envolées de guitare qui ont fait la réputation du groupe, les musiciens ont rapidement plongé le public dans l’univers de la Vierge de Fer. Une entrée en matière efficace qui a permis aux fans de retrouver l’ambiance des grands concerts d’Iron Maiden, le tout dans une atmosphère particulièrement festive.
La suite de la soirée a été assurée par Sonnenschein, venu faire rugir le public avec un set entièrement consacré à Rammstein. Le tribute a repris les morceaux les plus emblématiques du groupe allemand, entre riffs lourds et costumes et pyrotechnie. L’énergie du groupe et l’efficacité des morceaux ont rapidement fait monter la température. Une prestation qui a parfaitement prolongé cette première soirée.
Une première soirée qui a su lancer les festivités et laissait présager une belle édition pour les deux jours à venir.
La deuxième journée du Kiosq’n’Rock a rapidement changé de ton avec une programmation résolument tournée vers le metal. Après une première soirée consacrée aux tribute bands, le public de Mirande a retrouvé les guitares saturées et les riffs ravageurs dès le début de la journée.
C’est le groupe local de punk rock CONI qui a ouvert les hostilités, lançant les festivités avec une prestation énergique accompagnant les derniers rayons du soleil de la journée. De quoi rafraichir le public et préparer le terrain pour la suite, qui s’annonçait nettement plus musclée.
Le niveau d’intensité est ensuite monté d’un cran avec Impureza. Le groupe a déployé son Hispanic Metal, mélange singulier de brutal death , de guitares flamenco et de sonorités ibériques. Une identité musicale particulièrement marquée, qui permet au groupe de se démarquer immédiatement sur scène. La danse flamenco et les sonorités espagnoles viennent se mêler à la violence des riffs et des rythmiques death, donnant au set une atmosphère aussi dépaysante qu’implacable.
Pour clôturer cette deuxième soirée, Akiavel a pris possession de la scène avec son death metal engagé, brutal et mélodique. Porté par le growl puissant d’Auré et une solide présence scénique, le groupe a livré une prestation particulièrement intense, alternant » violence et bienveillance » .
Pour cette troisième et dernière journée, le Kiosq’n’Rock a une nouvelle fois misé sur une programmation capable de faire monter la température à Mirande. Après deux premières soirées déjà bien chargées, le public était au rendez-vous pour terminer cette onzième édition en beauté.
The Booze Brothers ont ouvert la soirée avec leur mélange rock et énergique, faisant rapidement danser le public. Entre metal, punk et influences celtiques, le groupe a installé une ambiance particulièrement festive, parfaite pour lancer cette dernière soirée.
La suite a été assurée par les Toulousains de Missing No., qui ont rapidement fait monter l’intensité. Leur metalcore moderne et percutant a trouvé un écho immédiat dans la fosse, entre riffs massifs, breakdowns et une énergie scénique communicative. Une prestation qui a une nouvelle fois montré toute l’efficacité du groupe sur scène.
Pour clôturer cette onzième édition, les Espagnols de Killus ont pris possession de la scène avec leur metal industriel sombre et puissant. Leur univers visuel et leur son massif ont apporté une dernière dose d’énergie au festival, transformant la fin de soirée en véritable déferlement sonore.
Après trois jours de concerts, de découvertes et de grosses performances, le Kiosq’n’Rock referme donc cette onzième édition sur une note particulièrement positive. Une nouvelle réussite pour le festival gersois, qui confirme année après année sa place parmi les rendez-vous rock et metal à suivre de près.


